Mesurer ce qu'une distribution de flyers a rapporté
Sans mesure, une campagne de flyers est un pari que l'on recommence ou que l'on abandonne à l'intuition. Avec un code, un QR code ou une simple question en caisse, elle devient un chiffre : tant de clients, pour tant d'euros. Voici les méthodes, de la plus simple à la plus précise, le calcul du coût par client, et les pièges qui faussent la lecture.
Mis à jour le 5 octobre 2026 · Par la rédaction de PUBLIMAIL
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La plupart des moyens de mesure figurent sur le flyer lui-même : un code, un QR code, un numéro, un coupon. Ils se décident donc à la conception, pas après la distribution. C'est l'étape 8 de la méthode pas à pas, mais elle se prépare à l'étape 5. Un flyer déjà imprimé sans aucun marqueur ne peut plus être mesuré que par une question en caisse ou une zone témoin.
Six façons de mesurer
1. Un code promo propre à la campagne
« FLYER10 », « OCTOBRE », « QUARTIER » : un code que le client donne au téléphone, en caisse ou en ligne, et qui n'existe nulle part ailleurs. Chaque utilisation est un retour attribué sans ambiguïté. Pour comparer deux zones ou deux vagues, utilisez deux codes.
2. Un QR code vers une page dédiée
Le QR code pointe vers une page de votre site qui n'est accessible que par ce lien : vous comptez les visites, et les commandes ou demandes qui en partent. Si vous ne pouvez pas créer de page, un lien raccourci avec compteur fait l'affaire. Le QR code se teste avec trois téléphones différents avant impression.
3. Un numéro de téléphone ou une adresse e-mail dédiés
Un numéro qui ne figure que sur le flyer, redirigé vers votre ligne habituelle, compte chaque appel. Même logique avec une adresse e-mail. C'est la méthode des artisans et des services à domicile, dont les clients appellent plutôt qu'ils ne scannent.
4. Un coupon à rapporter
« Présentez ce flyer : un dessert offert ». Le client apporte le flyer, vous le conservez, vous les comptez le soir. C'est la mesure la plus simple pour un commerce ou un restaurant, et elle marche aussi avec les clients qui n'utilisent ni code ni QR.
5. La question en caisse
« Comment nous avez-vous connus ? » posée systématiquement pendant trois semaines, avec une feuille de comptage. Moins précis, mais sans aucune préparation sur le flyer. À coupler avec une méthode plus fiable dès que possible.
6. La zone témoin
Comparer les ventes, les appels ou les commandes de la zone distribuée avec celles d'une zone comparable non distribuée, sur la même période. C'est la seule méthode qui capte aussi les clients qui ne mentionnent pas le flyer. Elle demande de connaître l'adresse de vos clients, ce qui est le cas pour la livraison, les services à domicile et l'immobilier.
Combiner deux méthodes
Aucune méthode ne capte tout : un client sur deux ne mentionne pas le code, un autre vient sans le flyer. Un code sur le flyer plus la question en caisse donnent une lecture bien plus complète, pour un effort minime.
Le coût par client acquis
Le chiffre final de toute campagne : combien a coûté chaque client obtenu. Il se calcule avec le coût total de la campagne, distribution et impression comprises, divisé par le nombre de retours attribués. Exemple avec les fourchettes du guide des tarifs :
| Poste | Valeur | Remarque |
|---|---|---|
| Distribution de 5 000 boîtes en zone mixte | 275 à 375 € HT | 55 à 75 € HT le mille |
| Impression de 5 000 flyers A5 recto verso | 150 à 250 € HT | Selon grammage et délai |
| Coût total | 425 à 625 € HT | |
| Retours attribués | 50 | Soit 1 % des boîtes |
| Coût par client acquis | 8,50 à 12,50 € HT | À comparer à la marge d'une première vente |
Ce coût n'a de sens que rapporté à ce qu'un client rapporte. Pour un restaurant dont le ticket moyen laisse 10 € de marge, il faut que le client revienne. Pour un artisan dont le devis moyen se chiffre en milliers d'euros, le même coût est négligeable. C'est ce rapport, et non le taux de retour, qui décide de recommencer. Les hypothèses de taux sont dans combien de flyers distribuer.
Ce que le rapport GPS et le rapport journalier permettent de vérifier
Chaque tournée en boîtes aux lettres est tracée par GPS, et un rapport vous est transmis chaque jour avec les rues couvertes et les volumes déposés. En main à main, le rapport indique l'emplacement, les horaires et le nombre de flyers remis. Ces documents servent la mesure de deux façons :
- Ils datent et localisent la distribution. Vous savez que le quartier nord a été fait mardi et le quartier sud jeudi. Si les appels arrivent mercredi depuis le nord et vendredi depuis le sud, l'attribution ne fait plus de doute.
- Ils séparent les causes. Peu de retours avec une distribution prouvée, c'est le flyer ou l'offre qu'il faut revoir. Peu de retours sans preuve de distribution, on ne sait pas. Avec le tracé GPS, la première situation est la seule possible.
Si le flyer collecte des données
Un QR code vers un formulaire, un jeu-concours avec coordonnées, un bon à remplir : dès que vous collectez un nom, un e-mail ou un numéro, le RGPD s'applique. Il faut indiquer, au moment de la collecte, qui traite les données, pourquoi, combien de temps elles sont conservées et comment exercer ses droits. Sur le flyer, une ligne renvoyant à la politique de confidentialité de votre site suffit ; le détail figure sur la page d'arrivée. Les autres mentions à vérifier sont listées dans les mentions obligatoires sur un flyer.
Les pièges
- Mesurer trop tôt. Le pic de retours se situe entre le deuxième et le dixième jour, mais des flyers ressortent du tas de courrier pendant trois semaines. Arrêter le comptage à J+7 sous-estime la campagne.
- Attribuer à tort. Un client régulier qui utilise le code n'est pas un client acquis. Comptez à part les nouveaux clients et les clients existants, quand vous pouvez les distinguer.
- Oublier les retours tardifs. Un flyer d'artisan peut provoquer un appel trois mois plus tard, au moment du besoin. Conservez le code actif.
- Comparer des périodes différentes. Une campagne de septembre et une campagne de janvier ne se comparent pas sans tenir compte de la saison.
- Changer plusieurs choses à la fois. Nouvelle zone, nouveau flyer, nouvelle offre : si les retours bougent, impossible de dire pourquoi. Un changement par vague.
Questions fréquentes
Quelle est la méthode la plus simple pour mesurer un flyer ?
Un code promo propre à la campagne, ou un coupon à rapporter. Les deux se comptent sans outil et attribuent chaque retour sans ambiguïté. Ajoutez la question « comment nous avez-vous connus » en caisse pour capter ceux qui ne mentionnent pas le code.
Combien de temps compter les retours après la distribution ?
Trois semaines au minimum. Le pic se situe entre le deuxième et le dixième jour, mais des flyers ressortent du courrier bien après. Pour un artisan, conservez le code actif plusieurs mois : le besoin peut venir tard.
Comment calculer le coût par client acquis ?
Coût total de la campagne, distribution et impression comprises, divisé par le nombre de retours attribués. Par exemple 500 € pour 50 clients donnent 10 € par client, à comparer avec la marge que ce client rapporte.
À quoi sert le rapport GPS pour la mesure ?
Il date et localise la distribution, rue par rue et jour par jour. Vous pouvez ainsi croiser les retours avec les secteurs couverts, et savoir que des retours faibles viennent du flyer ou de l'offre, pas d'une distribution qui n'aurait pas eu lieu.
Un QR code sur un flyer est-il soumis au RGPD ?
Le QR code lui-même, non. La page vers laquelle il mène, oui, dès qu'elle collecte un nom, un e-mail ou un numéro : elle doit informer la personne de l'usage de ses données et de ses droits.
Méthode et budget : les autres guides
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